Un palmier rare d’Amérique Centrale menacé par le commerce des fleurs

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La forte demande des marchés aux fleurs pour les feuilles d’un palmier d’Amérique Centrale et du Sud, menace la survie de l’espèce à long terme, avertit une récente étude. Le Chamaedorea ernesti-augusti, surnommé palmier queue-de-poisson, est particulièrement prisé en raison de la résistance de ces feuilles une fois qu’elles sont coupées.

Le commerce des fleurs représente un danger pour une espèce de palmier rare d’Amérique centrale et du sud, le Chamaedorea ernesti-augusti, ou palmier queue-de-poisson. Dans une étude publiée par Plos One et rapportée par BBC News, des chercheurs britanniques affirment que la forte demande des feuilles de cet arbre menace la survie à long terme de l’espèce.

« Une des raisons pour lesquelles les fleuristes aiment tant cette feuille est que une fois que vous l’avez coupée, elle reste verte pendant 30 à 40 jours », explique Sophie Williams, chercheuse de l’Université de Bangor, au Pays de Galles, et co-auteur de cette étude. « Il peut se passer deux semaines entre la livraison des feuilles aux fleuristes, mais elles peuvent encore être stockées pendant deux ou trois semaines » souligne-t-elle.

De précédents travaux avaient déjà mis en garde contre l’exploitation de ces palmiers, affirmant que si plus de deux feuilles étaient coupées au même moment, l’arbre serait gravement endommagé. Mais la demande, estimée à 4 millions de dollars chaque année, ne cesse d’augmenter. Pour protéger l’espèce, le Royaume-Uni Darwin Initiative Project et le Belize Botanic Garde ont mis en place en 2006 un programme de formation des habitants afin de limiter la coupe des palmiers sauvages en les encourageant à se tourner vers la culture.

Mais ce programme n’a pas eu l’impact escompté, et les chercheurs tentent de trouver d’autres solutions pour préserver l’espèce. Sophie Williams indique que la prochaine de ces travaux consistera à évaluer si la culture accrue peut réellement constituer un outil de conservation efficace et soulager la pression sur les plantes sauvages, ou si elle ne fait qu’augmenter l’offre.

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